Jennifer vit à Montréal avec son bébé d’un an.
Son mari, lui, est à l’étranger.
Ils sont mariés. Leur dossier est prêt.
Mais ils ne peuvent même pas déposer leur demande.
Pourquoi ?
Parce qu’au Québec, le regroupement familial est désormais plafonné.
Une décision administrative… aux conséquences humaines
En 2024, le gouvernement du Québec a fixé un plafond de 10 400 demandes en regroupement familial pour les conjoints et les enfants adultes.
Ce plafond, prévu pour deux ans, a été atteint en un seul.
Résultat :
👉 Les nouvelles demandes sont suspendues jusqu’en juin 2026
Concrètement, cela signifie que des milliers de familles ne peuvent même pas entrer dans le système.
Elles ne sont pas refusées.
Elles n’existent pas.
Vivre séparés. Pendant des années.
Jennifer fait partie de ces familles.
Elle vit ici. Travaille ici. Élève son enfant ici.
Mais son mari est à l’étranger.
Leur demande était prête en juillet 2025.
Elle n’a jamais pu être déposée.
Entre-temps :
– les demandes de visa de visiteur ont été refusées
– leur enfant n’a vu son père qu’une seule fois
– Jennifer a dû quitter le Québec pour permettre cette rencontre
Un mois ensemble.
Puis encore la séparation.
« C’est un an perdu », dit-elle.
Un système qui brise, lentement
Les conséquences ne sont pas abstraites.
Elles sont concrètes, quotidiennes, cumulatives :
– perte d’emploi
– isolement
– détresse psychologique
– précarité financière
Jennifer, seule avec son enfant, a perdu son emploi parce qu’elle ne pouvait plus répondre aux horaires exigés.
« Ça m’a vraiment brisée », dit-elle.
Deux fois plus long qu’ailleurs
Même lorsque les demandes sont acceptées, le Québec se distingue :
👉 Les délais sont plus de deux fois plus longs que dans le reste du Canada
Historiquement, le regroupement familial n’était pas soumis à des quotas.
Aujourd’hui, il est plafonné.
Et engorgé.
Une mesure « sans précédent »
Selon l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI), cette politique est sans précédent au Canada.
Elle transforme un principe fondamental en mécanisme restrictif.
Le regroupement familial n’est plus un droit accessible.
C’est devenu une course.
Une loterie.
Une file d’attente invisible.
Une question simple
L’AQAADI pose une question que tout le monde devrait entendre :
👉 Si vous tombiez en amour avec une personne à l’étranger, accepteriez-vous d’être séparé pendant 3 à 5 ans ?
Si la réponse est non —
alors pourquoi est-ce tolérable pour des familles québécoises ?
Un angle mort politique
À deux semaines du choix du prochain chef de la CAQ, cet enjeu est resté largement absent du débat.
Pourtant, il touche :
– des milliers de familles
– des travailleurs déjà intégrés
– des enfants qui grandissent ici
Le silence est frappant.
Ce qu’on oublie
Le regroupement familial :
✔ ne crée pas de pression sur le logement
✔ amène des personnes déjà liées au Québec
✔ favorise une intégration rapide
✔ soutient directement l’économie
Mais surtout :
👉 il permet aux gens de vivre ensemble
Ce que ça nous dit
Cette histoire ne parle pas seulement d’immigration.
Elle parle de ce que nous acceptons collectivement.
Accepte-t-on qu’un enfant grandisse sans son parent ?
Accepte-t-on que l’amour soit soumis à un quota ?
Accepte-t-on que vivre en famille devienne un privilège administratif ?
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En terminant
Jennifer attend.
Comme des milliers d’autres.
Elle attend de pouvoir déposer une demande.
Elle attend de vivre avec son mari.
Elle attend une décision qui ne devrait jamais avoir à être prise.
👉 Parce que le regroupement familial n’est pas un luxe.
C’est une base.
#JeVeuxMaFamille




