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Quand la première ministre pleure la présence de son conjoint…

Kim rappelle l’absence du sien

La première ministre Christine Fréchette a pleuré en entrevue en parlant de son mari, qui a pris congé pour être avec elle.

Ce moment a quelque chose de profondément humain. Il rappelle que, même au sommet de l’État, la présence d’un conjoint peut être une source de force, de stabilité et de réconfort.

Mais pour les familles en attente de regroupement familial, cette évidence est justement ce qui leur est refusé.

Kim vit séparée de son mari. Elle attend. Elle traverse les journées importantes sans lui. Elle connaît l’absence que les politiques publiques transforment en épreuve prolongée.

Sa réaction n’est pas une attaque contre l’émotion de la première ministre. C’est un rappel.

Christine Fréchette a déjà été ministre de l’Immigration. Elle a été au cœur des politiques de quotas qui ont contribué à maintenir des familles québécoises dans des délais déraisonnables.

Alors si l’on comprend qu’une première ministre puisse être émue parce que son mari est présent à ses côtés, il faut aussi comprendre la douleur de celles et ceux dont le conjoint est tenu à distance par l’État.

Le regroupement familial n’est pas un privilège abstrait.

C’est la possibilité de vivre ensemble.

De se soutenir.

De traverser les moments difficiles à deux.

Kim prend la parole pour rappeler cette vérité simple : l’amour ne devrait pas être mis en file d’attente.

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